L’équipe

Groupama Team France - 35th America's Cup
Groupama Team France - 35th America's Cup
Navigant
Né le 24 juin 1982 à Lomme (59), France
Vit à Rennes, France

Matthieu Vandame

About

Lieu de naissance : Lomme (59). Mais n’y a jamais vécu. Ses parents sont partis vivre 2 ans en Côte d’Ivoire puis il a grandi à Vannes
Situation personnelle : PACSE avec 2 enfants - Nina 8 ans et Alec 2 ans
Poste au sein de Groupama Team France : Navigant - Wincher en charge d’emmagasiner l’énergie nécessaire notamment au réglage des foils
Formation : Professeur des écoles. STAPS puis IUFM et Master I en biomécanique

 

Matthieu Vandame, 34 ans, est, comme son compère Arnaud Jarlergan, issu du catamaran de sport. Matthieu a été champion du monde de F18, a gagné le Tour de France à la Voile en Diam 24, a disputé la Petite Coupe de l’America, et a beaucoup régaté avec et contre Franck Cammas. Grâce à sa puissance, son brillant bagage universitaire et une attitude exemplaire, le vannetais n’a pas mis longtemps à devenir indispensable à bord de Groupama Team France comme grinder et régleur.

Matthieu vu par Franck : « On s’est souvent côtoyé en Nacra 17 et avons régaté ensemble en F18. Il n’a pas encore l’expérience des gros bateaux car il est jeune, mais possède un physique impressionnant, une personnalité, la motivation et l’attitude parfaite dans ce type de projet. »

 

Parcours et expériences :

J’ai commencé la voile par hasard, dans le Golfe du Morbihan (Larmor-Baden) à l’âge de 11 ans. Dans le club, il y avait un bon niveau avec des gars comme François et Pierre-Antoine Morvan, Matthieu Souben ou Gurvan Bontemps. Nous étions entrainés par Daniel Souben. C’est là-bas que j’ai rencontré Arnaud Jarlegan d’ailleurs. Avec François Morvan, nous avons dû faire un stop dans notre entrainement pour passer notre BAC. Ayant intégré l’équipe de France, la Fédération Française de Voile nous a fourni un Tornado neuf. C’est sur ce support que nous avons obtenu nos premiers résultats en 2005 en finissant 5e du Championnat d’Europe. Nous quittons le podium sur la dernière journée. La Fédération Française de Voile nous a donné les moyens l’année suivante de nous préparer pour tenter une sélection olympique pour 2008. Malheureusement François Morvan s’est blessé en 2006 et j’ai dû m’entrainer avec de nombreux équipiers différents. Forcément, le championnat du monde qui a suivi n’a pas répondu à nos attentes en terme de résultat. C’est à ce moment là que j’ai décidé de passer le concours de la fonction publique pour devenir professeur des écoles. J’avais besoin d’un défi d’un autre ordre.

En 2008, je reviens à la voile et mon statut d’athlète de haut niveau me permet de consacrer plus de temps à ma passion. Avec François, on s’entraine mais on développe aussi le matériel pour être encore plus rapide sur l’eau. Cette année là, on accède à la Medal race de la SOF et on se classe 7e du championnat d’Europe.

En 2012, on remporte le championnat du monde de F18 avec Olivier Backes, un des meilleurs barreurs français.

En 2013, je continue en F18 avec un nouveau barreur : François Gabart et on se classe 4e au championnat du monde cette année là. Au mois de mai cette même année, je fais mes premiers bords sur un bateau volant, le Flying Phantom, avec Franck Cammas à la barre.

Q&A

SOUVENIRS VOILE

Ton premier souvenir « Voile »
Avec mes parents, sur un voilier, à Damgan. J’avais 4 ou 5 ans.

Ton meilleur moment en voile ?
Les victoires ! Je pense au titre de Champion du monde de F18 à Los Angeles en 2012.

Le pire moment ?
On les oublie ! Je crois que ce qui est le plus dur c’est quand tu t’entraines à fond, que tu vois la progression mais que les résultats ne viennent pas.

Qu’est-ce qu’évoque pour toi la Coupe de l’America ?
C’est l’événement qui me fait le plus rêvé. Quand on était môme et que la Coupe se courrait encore en monocoque, avec François (Morvan), on restait la nuit chez sa mère pour regarder les régates. Il y avait un côté mystérieux avec tous les secrets et les ragots autour des innovations des équipes.

As-tu en tête un moment particulier d’une Coupe de l’America ? Si oui, peux-tu nous le raconter ?
S’il ne fallait en choisir qu’un, je dirais le moment en 2013 où ETNZ franchit la ligne d’arrivée hors temps alors qu’ils menaient et ne leur manquait qu’un point à marquer. Comme quoi, la victoire ne tenait vraiment qu’à un fil.

 

LIFESTYLE

Ménage, Cuisine, jardinage, que fais-tu à la maison ?
Je n’ai plus beaucoup le temps de participer à la vie familiale mais j’aime bien cuisiner. Le rangement me plaît bien aussi, ça a un côté positif pour bien commencer une semaine par exemple.

Qu’est-ce qu’on trouve dans ton frigo ?
Du lait, de la viande, du fromage - de l’Abondance précisément - et des boissons sucrées !

Ton rituel du matin ? 
Je ne suis pas du genre à « snoozer » ! Je coupe le réveil direct. Je me lève, je m’habille. En général, je ne prends pas de gros petit-dej, juste des tartines et un chocolat chaud.

Ton plat préféré ?
Ce n’est pas un plat, c’est une boisson : le coca-fraise. Pour les repas, j’aime les valeurs sûres : pâtes à l’huile d’olive ou pâtes bolognaise avec du parmesan.

Un dimanche sans travail, que fais-tu ?
Je me repose, je regarde un film, je sors avec mes enfants. C’est aussi important de savoir profiter de ne rien faire.

Tu dois choisir trois personnes pour diner, qui sont-elles ?
Ma famille.

Le dernier film ou/et livre qui t’ait marqué ?
Le film Drive. 

A quelle émission de TV ou série TV aimerais-tu participer ?
Aucune honnêtement. Je suis discret, je n’aime pas me montrer. Je ne suis pas un personnage « public ».

Le sport que tu aimes pratiquer ?
Franchement, j’aime la préparation physique. Et si j’avais plus de temps, j’irais faire plus de sport en plein air comme le SUP ou le VTT.

Celui que tu n’aurais jamais pu pratiquer ?
La danse, je suis nul.

Quel est ton meilleur pote dans la voile ?
François Morvan, on a grandi ensemble.

Avec quel marin aurais-tu aimé naviguer et pourquoi ?
J’ai déjà navigué avec des supers marins : Franck (Cammas), Billy (Besson), Olivier (Backes), François Gabart. Pour l’instant, je ne me projette moins dans la course au large. J’aime les régates à la journée, les courses où il faut être MacGyver, gérer son sommeil … peut être plus tard mais pour l’instant c’est la Coupe.

As-tu toujours raison ?
Oui et non. Quand je suis sûr de moi, j’insiste. En revanche, je sais aussi reconnaître mes torts.

Qualité / défaut ?
Je pense que je suis exigeant et pointilleux, ce qui à mon sens est une qualité mais peut aussi être un défaut.

 

HORS CATÉGORIE

Tu étais comment enfant ?
Gentil et timide (dixit ma mère).

Le surnom qui te convient le mieux ?
Je ne sais pas s’il me convient mais dans le milieu, on m’appelle JACK. En revanche, l’histoire de ce surnom est confidentielle.

Ta matière préférée à l’école ?
Les maths et le sport.

Celle que tu aimais le moins ?
Le français, et surtout la dictée !

La reconversion idéale pour toi ?
Je suis toujours professeur des écoles mais pour l’instant, revenir à l’enseignement semble compliqué en terme de rythme. Aujourd’hui, j’aime tellement ce que je fais que je n’ai pas l’impression de travailler. Mais la reconversion n’est pas un sujet qui m’inquiète.

Ta retraite de rêve, c’est où ?
Dans un pays chaud, au soleil, avec beaucoup de voyage … genre la Nouvelle-Zélande.

A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?
La notre ! Avant les bateaux ne volaient pas !

Ta dernière folie ?
Je n’ai absolument pas le temps d’en faire. Mais si je devais en faire une, je pense que je changerais de voiture.

La pire faute de goût vestimentaire pour toi ?
Ces parents qui viennent déposer leurs enfants à l’école en pantoufle et pyjama.

Qui rêves-tu de rencontrer ?
Barack Obama.

A qui aimerais-tu mettre une claque ?
J’aimerais bien mettre une raclée à Oracle ;-) !

Tu ne pars jamais sans …
Mon oreiller.